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La journée de la Femme
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Par : Espoir
ti Zandoli


Inscrit depuis le 08/08/2006

Ville : mmmmmmmmmmmmmm,




La journée de la Femme Posté le : 08/03/2007 (22:00)

Femmes noires lesbiennes, femmes noires bisexuelles, femmes noires trans...
An Nou Allé célèbre le jour de toutes les femmes

Rivière-Salée, le jeudi 8 mars 2007
Communiqué de presse n°ANA2007/42

-=-=-

An Nou Allé célèbre aujourd'hui la XCVIIème Journée internationale des
femmes, manifestation créée en 1910 à l'initiative de Clara Zetkin lors de
la IIème Conférence internationale des femmes socialistes [ 1].

À cette occasion, An Nou Allé rend hommage à Clara Zetkin qui aura encore,
députée du Parti communiste allemand au Reichstag de 1920 à 1933, incarné
l'une des ultimes résistances au nazisme. Ainsi, le 30 août 1932, après des
élections qui avaient vu le Parti national-socialiste obtenir plus de 37%
des voix, et alors qu'elle se retrouvait doyenne d'âge du Parlement, elle
prononça un discours d¹inauguration de la session parlementaire qui
rappelait que «l'exigence de l'heure, c'est le front unique de tous les
travailleurs pour faire reculer le fascisme» [2]. Elle avait 75 ans, elle
était presque aveugle, presque paralytique, elle faisait face à 230 députés
nazis sur 608, et c'était l'avant-dernier parlement élu démocratiquement de
la république de Weimar. Moins de six mois plus tard, l'Allemagne sombrait
dans la nuit hitlérienne, où les femmes refusant la trilogie du «Kinder,
Küche, Kirche» («les enfants, la cuisine, l'église») se retrouvèrent, avec
les lesbiennes, marquées du triangle noir dans les camps de
concentration [3].

Samedi 10 mars prochain, grâce au soutien de Comin-G et du CRIPS, la
commission Jeunes NoirEs LGBT d'An Nou Allé et les adhérentes d'An Nou Allé
s'inscriront dans cette histoire en distribuant des fémidons (des
préservatifs féminins) et des digues dentaires lors d'une soirée lesbienne
noire, en Seine-Saint- Denis. Cette contribution à la libération des femmes
sera notre façon de leur rendre hommage et de manifester notre solidarité
avec les jeunes femmes de ce département, particulièrement frappées par la
violence sexiste, comme le révèle une étude de son conseil général rendue
publique en début de semaine [4].

Selon cette étude, 30% des enquêtées affirment avoir subi des violences
physiques (bousculades, empoignades, gifles, coups, menaces avec arme) au
cours des douze derniers mois, 5% des agressions sexuelles (mains
baladeuses, avances, chantage sexuel, strip-tease imposé), 1% une tentative
de meurtre. À suivre sa responsable scientifique, Maryse Jaspard, chercheuse
à l'INED, on peut estimer que les jeunes femmes noires sont singulièrement
concernées, puisque «les enquêtées de nationalité étrangère [14% de
l'échantillon] ainsi que celles originaires des DOM [4%] ont été davantage
victimes de violences physiques et sexuelles au cours de leur vie que celles
qui sont nées et ont grandi en métropole.» [5]

Solidaire de toutes les femmes, An Nou Allé l'est aussi des femmes trans,
dont tout laisse à penser qu'elles sont, encore plus que les femmes
cisgenres, victimes de violences, d'agressions sexuelles et de tentatives de
meurtres. L'étude diligentée par le conseil général de Seine-Saint- Denis ne
semble pas aborder cette dimension mais la France n'est pas plus épargnée
par la transphobie que par le sexisme, le racisme ou l'homophobie : en mars
2005 encore, une femme trans prostituée équatorienne, Mylène, mourrait
égorgée à Marseille [6] . À minuit, ce samedi 10 mars, les adhérentEs d'An
Nou Allé auront une pensée en sa mémoire [7].

-=-=-

Pour AN NOU ALLÉ ! CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer |
Association des NoirEs LGBT & de leurs amiEs en France,
le Secrétaire général,
David Auerbach Chiffrin
+33 (0)612 951 621

-=-=-

[1] http://8mars. online.fr/ article.php3? id_article= 311
[2] http://www.ushmm. org/wlc/article. php?lang= fr&ModuleId= 227
[3] http://www.assemble e-des-femmes. com/actualite/ annee_2005. htm
[4] http://www.cg93. fr/Connaitre- et-prevenir- les,819.html
[5] http://www.liberati on.fr/actualite/ societe/238946. FR.php
[6] http://syndromedebe njamin.free. fr/transphobie/ assassinats/ assassins03. ht
m
[7] http://www.collecti f-trans.info/ La-Transidentite -et-les-medias. html

Par : Espoir
ti Zandoli


Inscrit depuis le 08/08/2006

Ville : mmmmmmmmmmmmmm,




Olympe et Solitude au Panthéon ! Posté le : 09/03/2007 (13:58)

Demain, Olympe et Solitude au Panthéon !

(Appel aux candidates et aux candidats à l'élection présidentielle
| Une version réécrite par le Monde a été publiée comme «point de vue» le 8
mars à 13h54)

Paris, le mercredi 7 mars 2007
Communication n°ANA2007/42

-=-=-

Mesdames,

Messieurs,

À la veille de la Journée mondiale des femmes, nous vous sollicitons pour
savoir si vous accepteriez de vous engager, en cas de victoire aux
élections, à faire entrer au Panthéon Olympe de Gouges et Solitude.

Marie Curie, première femme reçue ès qualités au Panthéon n'y entra qu'en
1995. Sophie Berthelot l'avait précédée en ce lieu, mais elle y fut inhumée
uniquement en tant qu'épouse du grand chimiste. Récemment, les Justes ont
été célébrés, et plusieurs femmes ont franchi le seuil du Panthéon, le temps
de la cérémonie. Mais il convient d'aller plus loin.

Olympe de Gouges est à nos yeux une figure éclatante. Femme de lettres et
femme politique, elle porta avec un courage exemplaire le combat de
l'égalité des droits. En 1791, elle rédigea une Déclaration des droits de la
femme et de la citoyenne, qui affirmait haut et fort dans son article 1 :
«La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.» Elle se battit,
non sans succès, pour que les femmes puissent prendre part aux
commémorations nationales, et notamment aux cérémonies du 14 juillet 1792.
Elle milita pour le droit au divorce, qui fut obtenu quelques mois plus
tard. Dès 1788, dans son projet de «caisse patriotique», elle développa des
idées visionnaires sur la solidarité nécessaire pour secourir les pauvres.
Elle chercha à défendre les droits des chômeurs et des mendiants, autant de
sujets dont l'actualité demeure, hélas, brûlante.

Mais Olympe de Gouges milita aussi, on l'ignore souvent, contre l'esclavage,
qui fut aboli par la Première République en 1794, avant d'être rétabli par
Napoléon huit ans plus tard. Dès 1788, elle publia ses Réflexions sur les
hommes nègres, puis Le Marché des noirs en 1790 et L'Esclavage des noirs,
oeuvre composée dès 1785, et inscrite au répertoire de la Comédie-française.
Engagée dans cette lutte, elle adhéra à la Société des Amis des Noirs, aux
côtés de Brissot, Condorcet, Lafayette, l'Abbé Grégoire, lequel l'inscrivit
sur la liste des «hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux
Noirs». La cause des femmes, la cause des noirs, la cause des opprimés en
général, tels furent les combats admirables d'Olympe de Gouges.

Nous voulons vous proposer aussi une autre figure, une autre femme, celle
qu'André Schwarz-Bart a célébrée dans son roman, La Mulâtresse Solitude. On
oublie souvent que les esclaves ont été les premiers à se battre contre
l'esclavage, évidemment, et on oublie encore plus que les femmes ont pris
part à ce combat. Il convient donc de rappeler ces deux vérités, qu'illustre
Solitude. Née en Guadeloupe dans la commune de Capesterre, elle n'hésita pas
à rejoindre le commandant Delgrès et les autres marrons, lorsque Napoléon
décida de rétablir l'esclavage. La résistance s'organisa contre les soldats
du général Richepance. Solitude combattit, les armes à la main. Retranchée
avec Delgrès à Matouba, elle fut finalement capturée et condamnée à mort.
Comme elle était enceinte, on attendit que le petit esclave naisse, et elle
fut exécutée le lendemain de son accouchement. En 1999, la commune des
Abymes en Guadeloupe décida d'honorer son nom en érigeant une statue à sa
mémoire sur le boulevard des Héros. Le 10 mai 2007, une autre statue sera
inaugurée en son honneur dans la ville de Bagneux, place de la Liberté.

Évidemment, Solitude est une figure peu célèbre, moins connue encore
qu'Olympe de Gouges. Mais telle qu'elle est construite, la mémoire
nationale, en particulier la mémoire des «grands hommes» tend à rendre
invisibles les femmes, bien sûr, les noirs aussi, et a fortiori les femmes
noires. Il est donc fatal que les femmes, les noirs et les femmes noires que
l'on pourrait panthéoniser souffrent d'un déficit de notoriété. C'est
d'ailleurs pour cela que nous faisons cette proposition. Pour faire
connaître des figures qui méritent de l'être ; pour que la mémoire nationale
devienne plus équitable ; pour que la société française aussi devienne plus
juste ; pour que chacun sache qu'il peut y trouver sa place.

En outre, après la récente célébration des Justes, il nous semble opportun
de montrer que la mémoire nationale doit aujourd'hui reconnaître les héros
invisibles, les héros ordinaires, les héros oubliés, qui ont été parfois les
figures les plus belles, les plus touchantes, et d'une certaine façon les
plus authentiques. Les héros ne sont pas nécessairement des hommes en armes,
l'épée à la main, et l'éperon à la botte. Ce sont aussi ces femmes des rues,
pendant la Révolution, qui bravaient les soldats et réclamaient du pain pour
leurs enfants ; ce sont parfois des citoyens ordinaires comme les Justes qui
risquaient leurs vies pour en défendre d'autres ; ce sont encore ces marrons
anonymes et ces femmes esclaves entrant en résistance. Par leur contribution
décisive quoique discrète, ces héros invisibles ont écrit peut-être les plus
belles pages de l'histoire de France. En 1989, à l'occasion du bicentenaire
de la Révolution française, l'historienne Catherine Marand-Fouquet avait
proposé qu'Olympe de Gouges reçoive les honneurs du Panthéon. Aujourd'hui,
les associations noires qui constituent le CRAN se joignent aux mouvements
féministes pour soutenir cette demande, et proposer en outre que Solitude
figure aux côtés d'Olympe de Gouges dans l'illustre tombeau. A l'évidence,
le combat pour les droits civiques et pour l'égalité, qu'il s'agisse des
femmes ou des noirs, est lié à la Révolution et à la République. Il nous
semble que celles et ceux qui poursuivent cette lutte aujourd'hui renforcent
l'universalisme, qui est une conquête perpétuelle. Cette double
panthéonisation serait, à n'en pas douter, un symbole magnifique de concorde
nationale, de simplicité et de grandeur, et il nous plaît de croire
qu'Olympe et Solitude seraient heureuses de se trouver côte à côte... Le
Panthéon, demain, sera plus beau, avec Olympe de Gouges et Solitude.
cran

-=-=-

Louis-Georges Tin, porte-parole du CRAN
Claudine Tisserand, vice-présidente du CRAN

Premiers signataires : Laure Adler (journaliste) , Maïté Albagly (secrétaire
générale du Planning familial), Elisabeth Badinter (philosophe) , Clémentine
Autain (adjointe au maire de Paris), Christine Bard (historienne, Institut
universitaire de France, université d'Angers), Françoise Barret-Ducrocq
(historienne, présidente de l'Institut Emilie-du-Châ telet), Sophie Bessis
(historienne, secrétaire générale adjointe de la FIDH), Martine Billard
(députée), Olivier Blanc (historien), Christine Cadot (politiste, Harvard),
Aimé Césaire (poète, dramaturge, homme politique), Danielle Charest
(écrivaine), Nicole Claude-Matthieu (sociologue, EHESS), Stéphane Coloneaux
(porte-parole du PCF), Maryse Condé (écrivaine, présidente du Comité pour la
mémoire de l'esclavage) , Christine Delphy (sociologue, CNRS), Marie
Desplechin (écrivaine), Elsa Dorlin (philosophe, université Paris-I),
Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des droits de l'homme), Eric
Fassin (sociologue, ENS), Caroline Fourest (essayiste), Geneviève Fraisse
(philosophe, CNRS), Françoise Gaspard (politologue, EHESS), Arlette Gautier
(sociologue, université de Bretagne), Christophe Girard (adjoint au maire de
Paris), Edouard Glissant (écrivain), Marie-Elisabeth Handman (sociologue,
EHESS), Anne Hidalgo (première adjointe au maire de Paris), Pénélope Komitès
(adjointe au maire de Paris), Anne Lafont (historienne de l'art, Université
de Marne-la-Vallé e), Noël Mamère (député), Philippe Mangeot (ancien
président d'Act Up-Paris), Catherine Marand-Fouquet (historienne, membre du
comité de rédaction de Clio), Pap Ndiaye (historien, EHESS), George
Pau-Langevin (avocate, ancienne présidente du MRAP), Bruno Perreau
(politiste, Institut d'études politiques de Paris), Michelle Perrot
(historienne, professeure émérite, université Paris-VII), Stéphane Pocrain
(homme politique), Joan W. Scott (historienne, Princeton), Claude
Servan-Schreiber (écrivaine), Louis Sala-Molins (philosophe, professeur
émérite, université Paris-I), Charles Sowerwine (historien, université de
Melbourne), Benjamin Stora (historien, Paris VIII), Fodé Sylla (membre du
Conseil économique et social, ancien président de SOS Racisme), Christelle
Taraud (Columbia University, EHESS/CNRS), Estelle Taraud (réflexologue) ,
Jean-Claude Tchicaya (adjoint au maire de Bagneux, porte-parole du collectif
Devoirs de mémoires), Francis Terquem (avocat, co-fondateur de SOS Racisme),
Françoise Vergès (politologue, University of London, vice-présidente du
Comité pour la mémoire de l'esclavage) , Elianne Viennot (professeure de
littérature, Institut universitaire de France, université de Saint-Etienne) ,
Roch Wamytan (sénateur coutumier de la Nouvelle-Calé donie), An Nou Allé,
CAAC-Comores, Comité IDAHO (International Day Against Homophobia), le CRAN
(Conseil représentatif des associations noires), la LDH (Ligue des droits de
l'homme), la SIEFAR (Société internationale des femmes de l'Ancien Régime),
la ZEP... Voir la liste complète des signatures sur le site :
http://olympedegoug es.wordpress. com/

Par : Espoir
ti Zandoli


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fait divers désolant après la journée de la Femme ! Posté le : 09/03/2007 (14:36)

1 jour après la journée de la femme, voici un fait divers désolant qui nous montre sa raison d'être:

Afrique du Sud (Société)
Une lesbienne de 19 ans violée par deux hommes


Une lesbienne de 19 ans a été violée, samedi 24 février, près de Witbank (province du Mpumalanga, Nord-Est), annonçait le 1er mars le site d'information sud-africain News 24. La victime aurait expliqué à la police qu'elle avait quitté un bistrot, au petit matin, avec trois hommes. «Sur le chemin, deux des hommes l'ont attrapée, l'ont emmenée en plein champ et lui ont dit qu'ils voulaient savoir ce que cela faisait de faire l'amour avec une lesbienne. Ils l'ont complètement déshabillée et l'ont violée plusieurs fois. Elle a essayé de les repousser, mais ils l'ont maîtrisée et ont ignoré ses cris», a expliqué le capitaine Klaas Maloka, porte-parole de la police du haut plateau de l'Highveld (Nord-Est). Le troisième homme a essayé d'arrêter les agresseurs, qui n'ont pas utilisé de préservatif, mais a décidé de partir en voyant que cela ne servait à rien. Klaas Maloka a bon espoir que les criminels, connus de la victime et de la communauté, seront bientôt arrêtés. La jeune victime est actuellement suivie pour se remettre de l'attaque, condamnée par l'organisation de santé et d'information pour les femmes Women's health and information services. Le viol de lesbiennes est l'arme qu'utilisent certains lesbophobes, en Afrique du Sud mais aussi dans d'autres pays, pour «guérir» les femmes de leur homosexualité ou les punir d'avoir cette orientation sexuelle.

Copyright tetu.com

par Habibou Bangré

Info du 2007-03-09

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