Le Casodomest sans doute la plus veille association antillaise en Métropole.Celle ci a été créée en 1956. Je repète 1956, ce n’est pas une fautefrappe. Elle a donc fêtée ses 50 ans l’année dernière. Son objectifplus que louable ma foi, est de faciliter la vie des originairesd’outremer qui s’installent en Métropole. Insertion professionnelle,valorisation de la culture,… tous ces leviers sont utilisés par leCasodom pour promouvoir la réussite et la culture antillaise.
Comme chaque année, le Casodom remettait les prix des Talents del’Outremer, le Lundi 12 Novembre. Ces distinctions visent à féliciterdes membres de la diaspora antillaise qui ont eu un parcours éméritemais aussi vise à promouvoir et à afficher des modèles de réussite quirejailliront sur toute la communauté. Voici une petite sélection parmi les nombreux vainqueurs de cette année.
Guadeloupe - Fabien Fluro - 23 ans J’ai choisit Fabien car il est passé par le lycée Baimbridge, en prépa,comme moi. En effet, sous vos yeux mesdames et messieurs, je viensd’inventer le concept du chauvinisme lycéen. Mais Fabien a foiré sesconcours et se retrouve à la fac d’orsay pour étudier la physique… Maisle jeune garcon ne s’arrête pas sur un échec, et arrive à décrocher unprogramme Erasmus qui l’emmène à Londres, dans une grande université,où il travaille sur un projet avec la crème des chercheurs pour lecompte de la NASA. Pfiouu… le voilà dans les étoiles !!
Martinique - Manuel Mondésir - 25 ans Putain lui ! C’est le fils que j’aimerais avoir ! A mon age ce jeunehomme après une prépa à Toulouse qu’il a eu le mérite de réussir(connaissant la proportion fille/garcon de la communauté antillaise deToulouse c’est déjà un exploit… ah ah), il entre à HEC, 14e sur 3000,excusez du peu. Il entre ensuite dans un cabinet de conseil enStratégie, puis dérape chez France Telecom. Là il devient Chef deProjet Marketing chez Orange et dirige une équipe de 9 personnes. Casuffit me direz vous… ben non ! Cet insolent se paye le luxe d’êtreaussi musicien, auteur-compositeur et gérant d’une société deproduction musicale, Awimusic. Le chenapan a fait enregistré à son propre père, un album de bélè. Décidemment l’éducation ca se perd…
Bon c’est pas tout ca, mais tous ces beaux gens qui puent laréussite ca me donne la nausée, donc j’embraye de ce pas avec lespremiers trophées 2007 des Antitalents de l’Outremer. Le but de ceconcours est de promouvoir les exemples à ne pas reproduire par lajeunesse fraichement arrivée en France…
Condition pour participer : Avoir grandit aux antilles et avoir très mal fini en France.
Allez c’est partit :
Gunshotta Faya Bunda (de son vrai nom Adolphon Piscot de Petit Paris, Basse-Terre) - 34 ans GFB pour les intimes a toujours su qu’il était fait pour la musique. Leseul problème ce que tout son entourage a toujours su que la musiquen’était pas faite pour lui. Après 3 mixtapes-cassettes qui ont “tournésévère” entre la chambre de sa soeur et la sienne, il décide de monterà Paname parce que c’est là que le mouvement est “murdaaa”. GFP ainventé tout seul comme un grand un courant musical : laJumpHipDanceHopHallUp mixée salsa. Ca vient du ghetto évidemment. Ilquitte alors à 28 ans le cocon familial et le donmbwé-pwa wouj demanman. Arrivé à Paris, il demande la carte de métro et le chemin quimène au succès. Mais s’il obtient bien le premier, il ne trouverajamais le deuxième. Quand il rencontre DJ Gwèl-aw-ka-pit et DJSandwich-aran-piman-dizèdmatin, il aurait du se douter que ca n’allaitpas sentir très bon. Ces deux gars là lui propose de devenir sesproducteurs, et l’emmenent en “studio” dans leur T2 de la cité Ud’Evry. Les 876,45€ de GFB économisés durant sa carrière au MacDo deBasse-Terre passent dans un super pack tout compris : EnregistrementStudio + Mastering + Weed + Production release + Distribution + Weed +Production 2 Clips + Booking SoundSystem + Weed. Avec en sus, noncompris l’équipement complet de la DanceHallSuperstar direct fromChatelet : Baggy, WaveCap,… GFB se voit déjà en Admiral T, mais avec ses économies dilapidées en 3semaines, une nuit passée dans la rue, et trois combats avec sesproducteurs/promoteurs, GFB rentre à Basse-Terre les poches vides,l’air désabusé mais le titre d’Antitalent 2007 dans la poche…
Michaël - 21 ans - Guadeloupe Michaël était promis à un avenir tout tracé. Père avocat, mère mèdecin,il vient en France pour poursuivre sa medecine à Bordeaux. Mais là, legentil garcon découvre le vice en 3 mots : Kokol, Sensy et Fanm.Michaël entame un tour de france des villes du vice étudiant antillais: Montpellier - Toulouse - Bordeaux. Il perd son âme en même tempsqu’il découvre la Thaï, le shit, la rouj, l’afghane,… Ses seules viréesculturelles se déroulent à Amsterdam, où dans les grands rendez vous dela communauté estudiantine : Beach Party & Fiesta Naval deToulouse, Chanté nowèl à Montpellier… Son heure de gloire il l’atteintdans les célèbres partouzes de montpeul. Michaël c’est un parcoursexemplaire mais tardif, un Antitalent découvert sur le tard. Uneantiréussite comme aimerait en voir moins souvent…
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