Le professeur Belpomme, cancérologue, affirmait hier dans son rapport et dans la presse que la Martinique et la Guadeloupe ont été empoisonnées par l'utilisation massive de chlordécone, le tout menant à un désastre sanitaire. En effet, de nombreux cancers et malformations congénitales seraient liés selon lui à la contamination de toute la chaine alimentaire par ce pesticide, de quoi relancer la psychose chez les consommateurs (comme en 1993) et l'inquiétude des agriculteurs quant à cet psychose.
Pourtant les conclusions de ce rapport ne sont pas validées par tous. Le président de la Chambre d'Agriculture de la Martinique met en doute la provenance des informations du cancérologue sachant que le dossier des pesticides et plus particulièrement du chlordécone était bien géré au niveau local notamment par des analyses systématiques des sols. Les producteurs de bananes, quant à eux, ont été choqués par ces déclarations et demandent la saisie de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, rappelant tout de même que la fillière a depuis 1993, date d'interdiction du chlordécone, respecté la réglementation.
Malgré tout, Roseline Bachelot, ministre de la santé, compte prendre toutes les mesures nécessaires quant à une limitation encore plus drastique de l'utilisation de ce pesticide.
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