[wWw.NetMassif.Com: Accueil]
Accueil Recherche  T'Chat    Blogs    Forum   
Membres:
[mot de passe oublié?]
Blogs Sa Pa Zafèw
puceAccueil Blog
puceCrée Ton Blog
puceForum BLogs
Rubriques
puceActus
puceCommunniqués
puceZoOm - Débats
puceLes Insolites
puceActus Muzik
pucePLan-moUV
puceCulture
puceLittérature
puceCinéma
puceSports
puceBeauté Noire
puceJeux Vidéos
puceWeb et Informatique
puceSexualité
Fun
puceDomino Ka Tonbé
puceFBM
puceWebTV
puceWebRadio
puceBlagues
À propos de..
puceNetMassif Association
puceNetMassif.Com
puceNetMassif.Org
puceNos Partenaires
puceNos annonceurs
puceDeviens Rédacteur




Bienvenue sur NetMassif.Com,
ZoOm - Débats
Débat: L’Homme Antillais a-t-il (doit-il) changé(er)?
Infos article
Par fruiyapin
Voir le profil de ce membre
Publié le 02/03/2008 20:00
Consulté 520 fois
0 commentaire
Rubrique
ZoOm - Débats

Envoyer cet article par e-mail Imprimer cet article
Pourquoi l'Antillais n'est pas sérieux en amour...

Publicité

Alors oui, il ne faut pas généraliser, lorsque l’on parle de l’Homme Antillais. Oui, l’Homme Antillais ne détient pas le monopole du manque de sériosité. L’Homme Antillais n’est pas le seul à prendre la clef des champs lorsqu’il sent qu’on risque de le marier.
Ce genre de choses arrivent partout, et à tout le monde. Pas forcément…ou du moins pas de la même manière.
Sauf que sur FWIyapin, on s’intéresse ici à l’Antillais, dans ses relations amoureuses.
Satyam avait déjà mis en ligne une vidéo fort intéressante sur les relations amoureuses/Hommes-Femmes qui permet de situer un peu le débat. Visiblement, l’Antillais est particulier, dans sa manière d’aborder sa relation…

Qu’est-ce qu’on lui reproche?

> Son manque de sérieux dans la relation. Il aime bien avoir une autre femme que la sienne.
> Sa peur de l’engagement.
> Son côté un peu macho et kok-gam.
> De trop aimé faire des noix dès la première danse.
> Son manque d’investissement dans le foyer, et dans les tâches quotidiennes
> Son immaturité face à certains choix,
> De croire qu’il est le plus beau, et qu’il aura toujours un harem à ses pieds.
> De ne pas tenir les promesses qu’il avait faite, à coup de belles paroles, quelques semaines plus tôt.

Pourquoi est-il (agit-il) comme ça? Etude sociologique…

A ce niveau, je pense que bien peu de personnes ont une explication rationnelle. On entend que c’est parce qu’il a “du vice dans son corps” (ce qui n’est pas forcément faux), qu’il est malélivé, que c’est un animal, ou encore qu’il est maudit. Peut-être que la vérité se situe en un mélange de tout ça, non?
Toujours est-il que de nombreuses études sociologiques ont été menées afin de saisir l’insaisissable: le comportement sexuel et amoureux aux Antilles. Et les chiffres, s’ils sont parfois troublants.
On apprend que, sur les trois départements, Guadeloupe, Martinique, Guyane, une moyenne de 37% des 18-69 ans ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec deux femmes ou plus durant l’année précédent l’enquête - soit 2 à 3 fois plus qu’en Métropole, selon les départements.
20 à 30% des hommes entre 45 et 69 ans reconnaissent un multipartenariat, contre 10% environ en Métropole.
Pour les tranche des 25-34 ans, par département, le multipartenariat se situe:
- 50% en Guadeloupe.
- 40% en Martinique.
- 2/3 en Guyane
- 1/4 en Métropole!

Si ces chiffres dénotent d’une spécificité dans les relations aux Antilles, ils doivent être pris avec un certains recul, car l’homme voit souvent sa bête plus grosse qu’elle ne l’est réellement: en gros, il doit y avoir quelques exagérations.
Pour ce qui est des raisons qui poussent l’Homme antillais à se comporter de telle ou telle manière, quelques citations semblent à propos: “…l’homme n’est pas libre de ne pas avoir de maîtresse. Une obligation sociale dont le groupe des amis, …., est le porte-parole - et de façon plus implicite, sur le mode du “compréhensif”, la mère. Que l’homme déroge à cette obligation, qu’il affiche une fidélité trop voyante, il encourt le risque de la dérision (…), voire de l’insulte : makomè!” ou encore, à propos de la différence entre l’Homme et la Femme dans la relation incestueuse, “…hommes et femmes sont soumis à deux régimes de leur vie sexuelle nettement distincts. Aux uns la pluralité, aux autres la fidélité. La femme mariée, la concubine (…) n’ont pas de liaison extra-résidentielle, sauf à courir le risque de la honte et de l’opprobre - là où, à l’inverse, l’homme construit l’essentiel de sa réputation” (André, L’inceste focal dans la famille noire antillaise, 1987).

La marque de l’esclavage

Je demande aux lectrices de FWIyapin de ne pas - encore - voler dans mes plumes, avant d’avoir lu la fin de ce paragraphe, et quelques comparaisons de sociologues caribéeens à ce propos. Pour se mettre en bouche, cette citation d’Edouard Glissant, l’écrivain martiniquais: “on ne peut réfléchir sur l’attitude sexuelle générale des Martiniquais, ni même déterminer s’il y en a une de spécifique, que si on se réfère à un point zéro, qui est bien celui de la vie sexuelle à la première époque de la formation du peuple martiniquais”(Le discours antillais, 1981)
Ouaye! les bases du débat sont posées, et elles se raffermissent à la lecture de l’étude d’Edith Clark, sociologue jamaicaine: “L’unité domestique de base dans le système de plantation était formée de la mère et de ses enfants, la responsabilité de leur entretien incombant au maître. La place du père dans la famille n’était jamais assurée. Il n’avait pas d’autorité socialement reconnue sur celle-ci et pouvait, à n’importe quel moment, être arraché d’elle. Son rôle pouvait, tout aussi bien, s’achever avec la procréation… En général, il n’était pas pour la mère et les enfants une source de protection ou d’entretien… C’est dans ce contexte de faiblesse de la fonction paternelle dans le système familial que les rôles de la mère et de la mère de la mère ont pris une grande importance” (My mother who fathered me. A Study of the Family in three selected communities in Jamaica, 1966).
En conséquence, le fait d’être empêché de se marier et de “posséder” sa femme et ses enfants (ils appartenaient aux maître, qui s’en occupait) conduit au vagabondage, à l’irresponsabilité, et à la volatilité de l’Homme. Il s’agit alors de faire le contraire de ce que fait le maître blanc, en tant qu’acte de résistance: ne pas tenir compte de sa famille, de sa femme, de ses enfants, puisqu’un être tout puissant le fait à sa place.
Selon Edouard Glissant, cette période est propice à la “possession” sexuelle et physique de la femme. D’où un plaisir à la dérobé, qui explique le caractère agressif et machiste de la sexualité antillaise. Pour s’en rendre compte, il suffit de prononcer et décoder les mots qui symbolise l’acte sexuel aux Antilles: Koké, Dékalé, Koupé, etc.

L’Homme Antillais a-t-il (doit-il) changé?

Le débat est lancé!

www.fwiyapin.fr



^ Haut de la page ^

Commentaires
Deviens Membre de NETMASSIF.COM et Réagis à cet Article!!


En application de la loi nº 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, tu disposes des droits d'opposition (art. 26 de la loi), d'accès (art. 34 à 38 de la loi) et de rectification (art. 36 de la loi) des données te concernant.

NetMassif.Com v2.2 - Le Portail Antillais - Portail des Antilles Guyane DOM-TOM

Liens partenaires : Studyrama - FwiYapin - annuaire-liens - Annuaire Webmaster - Annuaire Bleu


Copyright NetMassif© 2002-2007 - Déclaration CNIL n°833296 - Design : TRACKMAN WORLD © & SUZUKUBE
Informations légales : NETMASSIF Association loi 1901 - N° SIRET 483 947 271 00019